Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 16:01

 

4 avril 2011. RESULTATS.

 

En avril, cet autre événement majeur, enfin, après des mois de suspense : le 4 avril, le résultat « préliminaire » du deuxième tour des élections présidentielles sera officiellement proclamé.

 

Il y a  partout, même dans des endroits aussi improbables que le Nord de la France, des tentatives de lire l’avenir. Des sources bien informées nous annoncent le résultat à l’avance.

 

Plus que jamais, je pense que l’information est une chose trop sérieuse pour la confier à n’importe qui.

 

Ici, n’est pas comme en France, où, à 20 heures le dimanche soir du vote, on vous dévoile à coup d’infographies rose ou bleue le visage de l’élu.

 

Il y a des jours de silences, de fausses rumeurs, de coups de forces, de retournements, d’urnes baladeuses, de tractations, ici.

 

 

Il faut des bataillons de casques bleus, armés jusqu’aux yeux, pour transporter les bulletins.

 

Des procès verbaux sont revus, décortiqués, écartés. Notamment ceux où les votants dépassent les inscrits. Normal, non ?

 

Enfin donc, l’épilogue. Le pays va pouvoir avancer…

Le barbu va passer la main.

 

Des mois de lutte, de désordres. Vous souveniez vous que le premier tour était en novembre ?

 

Que les candidats se bousculaient alors au portillon ?

 

Que des millions de gourdes se sont déversées dans les rues et sur les murs ? Le pays était coloré de jaune Brésil.

 

Que les pneus ont brûlé, les pierres et les bouteilles ont volé ?

 

Campagne excessive. Résultats pitoyables ?

 

Voilà donc enfin le grand jour qui là. Sortir du chaos, ou s’y plonger à corps perdu ?

 

Restaient, au final,  deux options : l’ancêtre au look d’institutrice, et le chanteur débridé.

N° 8, ou n° 68.

Rose ou vert.

 

Je ne parle pas de politique, en général. Mais là, la journée est importante.

Il me faut donc tout raconter de cette journée capitale :

 

L’oiseau-mouche  vient de collecter le nectar des petites fleurs rouges.

Les mangos tombent sur le toit, à intervalles réguliers.

Le ciel chargé s’est dégagé, la pluie sera encore pour un autre jour.

Les jeunes cabrits sautent d’une roche à l’autre.

La mer roule très fort, donnant une couleur turquoise à l’horizon.

Les chants montent des églises. Même le lundi…

Les filles sont en grande tenue.

Les ONG sont consignées.

La poussière ne retombe pas.

Les moustiques volent en escadrille.

Les motos-taxis montent et descendent la Grand Rue.

Les marchandes d’eau glacée traversent le marché.

Les peintres étalent leurs toiles à deux pas de l’hôtel  Florita.

L’avion du lundi va atterrir à la première heure.

Les écoles ont suspendu les cours.

Un vol de pélican, vers la plage de Sable Cabaret.

Les camions de graviers traversent la ville.

La ville est calme, et la vie semble habituelle.

 

Au fait, j’ai perdu le fil.

Je parlais de quoi déjà ?

Il me semblait pourtant que c’était important. 

Partager cet article

Repost 0
Published by planete-haiti
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Blog: PLANETE HAÏTI
  • : INDIQUER UNE ANNEE , DEPUIS 2010, DANS " RECHERCHER" pour retrouver les 154 articles publiés. "La vie à Jacmel, Haïti, après le séisme, les cyclones, le choléra, les élections et le reste."
  • Contact

Texte Libre

Recherche