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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 23:08

Qu’est ce qu’on mange ?

 

C’est une question récurrente.

 

Soit générale : qu’est qu’ils mangent, les haïtiens ?

Soit particulière : qu’est ce que tu manges ?

 

Alors je vais essayer de répondre à tout.

 

La cuisine haïtienne ne semble pas, à l’usage, très variée.

Chez Sarafina, le petit restaurant où je vais déjeuner de temps en temps avec Doudouche, c’est clair : Cabrit ( chèvre) ou Poulet.

On a d’ailleurs appelé la serveuse «  cabrit-poulet ».

 

Alexandrine, son vrai prénom, est pourtant plus joli.

Elle a une sœur jumelle : Alexandra.

Quand j’y vais, je pense à Fabienne, elle adorerait :  «  Alexandrine – Alexandra… J’ai plus d’appétit qu’un barracuda »

 

Mais c’est vrai que l’on arrive souvent au restaurant – quand on y va – à des heures indues.

 

Le cabrit et le poulet sont donc les repas de base.

 

 

Un repas est en général composé ainsi :

 

-       une petite entrée de salade, carottes, avocat, tomates

-       une viande grillée ou en sauce : cabrit, ou poulet, ou griot de porc ou tassot de bœuf. Griot et tassot c’est de la viande cuite ou grillée très longtemps. La viande a en effet passé un moment sur les étals du marché et la longue cuisson ou la marinade dans le  jus d’orange amère vient lui redonner un peu d’acceptabilité.

-       Parfois un poisson : Haïti est quand même une île.

-       Du riz ak pois (avec des haricots rouges)

-       Des bananes pesées (des bananes plantain frites dans l’huile et écrasées.)

 

Voilà le commun.

 

Et c’est souvent ce que je mange.

 

Mais, en fait, il y a des tas d’autres choses.

 

L’avantage, avec la Montagne, ce sont les légumes et les fruits.

 

Donc il m’arrive régulièrement (voir les photos sur Facebook) de revenir avec : des choux, des avocats, des bananes fruits ( appelées figues ici), des papayes ( énormes), des mangues, des oranges, citrons.

 

On trouve facilement des pommes de terres, poireaux, oignons. La frite n’est pas inconnue.

 

Et les repas se diversifient :

 

-       pour le grands jours, des langoustes à peine pêchées

-       du lambi ( sorte de grand coquillage )

-       des poissons

-       de l’arbre véritable ( fruit à pain de Martinique)

-       du mirliton ( Christophine de Martinique)

-       du giraumon ( potiron dont on fait de superbes soupes)

-       des courgettes, de l’avocat à profusion.

-        

Le tout arrosé de jus de citron, d’orange, de mangue,  de jus grenadia. Parfois, un petit coup de lait  de « cocoyer », juste ouvert à la machette.

 

 

Le plat national, c’est quand même le riz ak pois. Ou le riz sauce pois. Dans le premier, les haricots sont entiers et de multiples sortes. Dans le deuxième, c’est une sauce composée de haricots rouges qui ressemble à de la crème au chocolat. Le riz djon-djon est cuisiné avec des champignons noirs.

 

On produit aussi du manioc, et des patates douces, dans cette région.

 

Bref, si on prend le temps de préparer, la cuisine est riche et succulente.

 

Le bouillon est aussi un plat recherché : c’est une soupe de viande et de légumes multiples.

 

Le maïs (polenta des niçois) est un petit déjeuner apprécié, servi avec du foie, tout comme les spaghettis servis avec une sauce au hareng salé.

 

La banane souvent frite et pesée peut être aussi bouillie et entière.

 

Et il y a des quantités de petits à côté :

 

On trouve des marchandes de toutes sortes qui sillonnent les rue :

Le pain, bien sûr. Fractionnable en petites parts, pour permettre une vente plus facile.

L’eau « gelée » : des multiples commerces d’eau traitée par osmose inverse se sont développés.

Les surettes (bonbons artisanaux ou industriels) qui, comme disent les guides, sont chère aux enfants,

Les douces (sucreries variant d’une région à l’autre. La plus connue est la douce Macoss de Petit Goâve. Au goût, cela doit être composé de sucre et de sucre ; douces coco ou douce pistache)

Les biscuits, chips, crackers  et autres cochonneries importées qui envahissent les paniers des vendeuses de rue,

Le morceau de canne à sucre : on mord, on aspire fort, on avale le jus de canne,

Les « SAPIBON » glaces à l’eau aromatisées de colorants. On appelait ça les fresco, il y a quelques années.

Le mamba, beurre de cacahuète un peu pimenté.

 

Voilà donc ma réponse à cette question.

 

Cela donne les grandes lignes.

 

Mais cela ne traduit pas la qualité exceptionnelle de certains produits : le café est une pure merveille, les avocats presque sucrés, le miel délicieux, comme  tous les fruits en général.

Les bananes, particulièrement ici, dont je découvre la vraie saveur, sucrée et multiple.

 

On cuisine dans des chaudières, sortes de marmites sphériques en aluminium massif.

 

Et à la campagne, toute la cuisine se prépare dans une pièce annexe, sur des réchauds au charbon de bois, ou des feux de bois. Seule la femme cuisine, ou les filles ou les servantes.

 

L’homme est servi d’abord. La femme ne mange pas souvent avec son mari.

 

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Published by planete-haiti
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commentaires

goni JJ 19/08/2010 21:23


c'est une redécouverte des vrais fruits, donc
tant mieux, quand le ventre va le reste aussi certainement
à +
JJ


aurélie 13/08/2010 17:57


miam miam, le cabrit !


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