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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 09:48

1er Avril 2011.

 

P1060658.JPG

 

A bien y réfléchir, et en y repensant, il n’y avait pas vraiment de raisons.

Et pire, j’avais toujours dit que cela ne se passerait pas comme ça.  Que ce n’est pas mon genre. Qu’il y a des principes de base.

 

Un contresens, une hérésie, une mauvaise idée. Je n’y avais  même pensé depuis des mois, alors que c’était là, en devanture. Et pour tout dire, j’avais repris ma dose, cet hiver.

 

Je n’en avais pas besoin. Pas de manque, d’addiction, de faim non assouvie. Pas de rêve d’autres saveurs devenues lointaines.

 

Et le marché local déborde d’autres fruits, d’autres couleurs.

 

Les figues ti-malice, les fruits de la passion frais,  les chadèques énormes, les pommes-cajou un peu râpeuses, les caïmites mauves ou violet sombre, les abricots locaux, coupés en lamelles, les sapotes et sapotilles,  les cerises rouges et granuleuses, les mangos et ananas qui reviennent, les papayes rouges et sucrées, les mandarines juteuses et douces, les cachimans, les queneppes en grappe, et même, épisodiquement, les caramboles en étoiles jaunes, les goyaves au parfum subtil, les agrumes en quantité.

Tout en son temps, à sa saison,  et tout d’ici.

Local, naturel. Presque cueilli sur le pied. Le paradis des fruits. Profusion de goûts sucrés.

 

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Si encore  n’y avait eu que les corossols ou les pommes-cannelle, j’aurais eu une belle excuse. Je ne trouve pas cela très bon. Un peu écœurant.

 

Alors quelle mouche m’a piquée ? Quelle soudaine fringale ? Quel souvenir gourmand ?

Quel geste non prémédité ?  

 

Puis à force de les voir et de ne pas comprendre ce qu’elles font ici, ce qu’ils leur trouvent, j’ai craqué aussi finalement.

Mais, presqu’en cachette, un peu honteux, j’ai pris celle du dessus du panier.

 

Brillante, rouge sombre. Gorgée d’un autre soleil. Presque trop parfaite. 

 

En direct d’un jardin américain, pour alourdir l’addition, alors même que je lutte contre  la malbouffe d’ici.  Sûrement livrée par avion. Du carbone en plus. A bas les importations de nourriture ! A bas les produits étrangers !  Vive la production paysanne locale. Vive l’autosubsistance.

 

Je l’ai gardée un peu, en réserve, un jour ou deux, pour me donner une chance de changer d’avis. Pas touchée tout de suite.

 

Et puis, bon, voilà. C’était irrésistible.

 

A pleine dents, avidement et d’une seule traite.

 

J’ai mangé une pomme. Je l’ai trouvée excellente, sucrée, croquante, fraiche…

C’est mal, non ?

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Published by planete-haiti
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commentaires

Ton Claude 02/04/2011 21:31


Oh oui c'est très mal....et en plus du CO2 du transport les pommes c'est près de 35 traitements de pesicides qui rendent la peau si belle si lisse et qui t'a provoqué depuis sa vitrine. Bon
j'espère que ce n'était qu'un passager moment de faiblesse... Encourajé


planete-haiti 08/04/2011 23:03



Merci, Ton Claude. 



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