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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 22:56

3 février 2017

 

Le Boulevard.

 

Fatigué des attentats. Le Louvre... Et puis quoi encore ?

 

Fatigué des histoires de fric des hommes politiques.

Et des femmes desdits hommes politiques.

 

Des clowns qui viennent changer le monde.

 

Vais-je résilier mon abonnement à Cannalsatellite ?

 

Pas encore: c'est le seul moyen de voir l'OM, le LOSC, et l'OJC NICE jouer.

Quand le Réal et le Barça n'encombrent pas les bandes passantes.

 

Donc, j'appuie sur le stop du remote.

 

Et je sors.

 

Un soir sur le Boulevard Pétion- Bolivar.

Il faudra que je raconte l'histoire de Pétion. Et ce que vient faire Bolivar à Jacmel.

 

Les Dolphins, bande à pied, célébre chaque année à Jacmel de novembre à février, parce qu'ils s'entraînent tous les soirs sur les hauts du port. Pour le carnaval.

Au début, c'est dur. C'est faux. C'est à la limite du supportabe.

 

Mais cela couvre le bruit des prêche$ des pa$teur$.

 

Là, ils commencent à jouer juste, avec leurs bambous, leurs tambours et leurs vaccines.

 

A tout le moins, ils seront prêts pour le 19.

 

Et depuis que PU a fermé, j'ai un peu de temps. Enfin, je me le donne.

 

Mais l'après midi, le soleil est trop fort et le boulevard (susnommé) est pile dans l'axe du soleil qui se couche. Ebloui, je ne vois même pas les gens qui me saluent.

 

A chaque fois, on me dit Bonsoir Monsieur Philippe, et ébloui par les rayons, je ne reconnais pas mon interlocuteur (trice).

 

 

Excusez, j'ai le soleil dans les yeux. Vous êtes qui?

 

 

 

Encore aujourd'hui, un gars me dit : ça va Philippe? Tu me reconnais ? Et moi, non. Lui: Tu m'as donné un parasol. Moi: ah, oui! Il y a trois ans. Quand je te voyais dépérir en plein soleil à fabriquer tes pots de fleurs.  Son business marche toujours, mais il a choisi un coin à l'ombre. Moi: ah, oui !!!

 

Oui, donc, sur le boulevard Pétion Bolivar...

 

Mais je n'arriverai pas à tout raconter sur une seule page.

Pour une fois, j'y vais quand il fait bien nuit.

Quand les familles sont parties.

 

Il reste les flanneurs, les danseuses de bodegèt.

La bodégèt est la nouvelle danse à la mode. Style tchac tchac boum boum

 

 

Les invisibles se promènent. Ils sortent de recoins sordides. Les crochus qui s'offrent une sortie.

Ceux qui n'aiment pas la lumière du jour, malades, sans doute.

 

Les vendeurs, (deuses,) de mélanges bizarres. Trampés, assorossi.

 

Et ces filles qui marchent avec les derniers cadeaux de leur homme envolé: un gros téléphone du style tablette, et un enfant venu ou à venir. Qui braille pendant que la mère joue du pouce sur ouatsap. Avec ses lunettes de soleil.

 

 

Je me suis assis sur le muret, à la fois pour regarder les passants.

 

Et pour enfin, encore, vérifier la théorie de la septième vague.

 

Comme je l'ai fait sur toutes les mers du monde.

 

A Dunkerque, à Ti Mouillage, à Anglet, à Skiatos, à Porto Vecchio, à Nice, à Casablanca, à Majorque, à Capri, à Juan los Pinos, à Skopellos, à Elbe, à Naples, à Marseille, aux Goudes ( humfff), à Porquerolles, à Bali ( Jimbaran ) , au Sri Lanka, en Guadeloupe, à Rhodes Island, à Portsmouth, à Miami, Padang, l'île de la Tortue, de la Gonave, l'île à Vache, Porto Vechio, Bonifaccio, Trégun, le Carbet, Cannes, Saint Tropez, . Et tous ces autres endroits non cités. La septième vague, cela ne marche pas.

La sixème la casse.

 

Il faut que j'aille voir d'autres endroits: Cuba, et Martha's Vineyard. Et Bali, encore. Le Nicaragua, s'il y a la mer. Revenir au Goudes, un soir de septembre.

 

Il y a bien endroit où la septième vague existe

 

 

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Published by planete-haiti
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